Micheline
Anne Hélène Montreuil
Une
vraie transgenre qui vit sa vie comme elle l'entend
Pourquoi suis-je devenue une transgenre? C'est probablement la seule question à laquelle il n'y a pas de réponse logique ou certaine. La seule réponse qui me vient à l'esprit est que je sentais au fond de moi que je désirais vivre de manière différente. Il me semblait que l'apparence que j'avais n'était pas celle que j'aimerais avoir. Par exemple, une personne peut préférer vivre en ville et une autre à la campagne. Une personne peut préférer travailler à salaire et une autre être à son compte. Une personne peut préférer avoir des enfants et une autre ne pas en avoir. Il peut y avoir un grand nombre de facteurs qui expliquent ces désirs mais cela n'est pas toujours évident. De la même manière, un homme peut préférer vivre en homme et un autre peut préférer vivre en femme. Vous allez dire que
la comparaison est boiteuse mais elle représente quand même
une certaine réalité.
En 1965, à l'âge de 13 ans, j'ai mis mon premier soutien-gorge. Pourquoi? Par curiosité! Je voulais savoir pourquoi une femme portait un soutien-gorge tandis que moi je n'en portais pas? Je voulais savoir à quoi sert un soutien-gorge et cela je l'ai compris lorsque j'ai appris qu'une femme avait des seins tandis que moi je n'en avais pas. Je voulais savoir ce que ressent une femme qui en porte un. J'ai trouvé cela différent et intéressant. Vers le même âge et toujours par curiosité, j'ai également mis mon premier jupon et mon premier costume de bain long. J'ai également
trouvé cela différent et intéressant.
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Cela signifie que je me suis habillée avec un soutien-gorge, une petite culotte, des bas de nylon, une robe et des souliers à talons hauts. Pourquoi? Je sais qu'il s'agisait encore d'une simple curiosité d'adolescente. Si au moins je m'étais
habillée en femme pour l'Halloween, j'aurais pu sortir à
l'extérieur, compléter cette expérience intéressante
et ainsi en tirer des conclusions mais cela ne s'est pas produit.
Je voulais également savoir pourquoi une femme peut porter des tissus doux comme la soie, le satin, le nylon, etc. tandis que moi je ne peux pas en porter même si j'adore la douceur de ces tissus? Cela s'appelle de la sensualité. L'attrait du fruit
défendu est souvent très fort et après tout, je ne
fais de mal à personne.
En 1975, à l'âge de 23 ans, j'ai fait son premier maquillage et ma première sortie à l'extérieur, de soir évidemment. C'était une
fantaisie, c'était amusant voire excitant. J'étais heureuse
mais effrayée à la pensée d'être découverte.
En 1977, à l'âge de 25 ans, à Paris, je suis sortie habillée en femme à quelques reprises. J'en ai également
profité pour acheter quelques morceaux de lingerie pour augmenter
ma garde-robe.
De 25 ans à
34 ans, je suis sortie habillée en femme à quelques reprises
pour améliorer ma confiance et mon aisance mais toujours dans un
relatif anonymat.
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Qui suis-je? Accessoirement, je me suis posée les autres questions existentielles traditionnelles. D'où je viens? Où je vais? Pourquoi j'y vais? Comment vais-je y aller? Quel est le sens de la vie? Pourquoi suis-je sur la Terre?
Je n'ai pas trouvé de réponses à ces questions, du moins, aucune réponse qui pouvait satisfaire ma curiosité. Mais est-ce bien nécessaire de trouver une réponse absolue à ces questions? Cependant, je me suis demandée si je n'aimerais pas plutôt vivre en femme qu'en homme car il me semblait que je partageais plus de points communs avec les femmes qu'avec les hommes. Certes, je suis très différente de ce que je pourrais définir comme étant la "femme moyenne" mais je suis aussi très différente de ce que je pourrais définir comme étant "l'homme moyen". De plus et pour être honnête, je me sens bien lorsque je suis habillée en femme. Notez bien que cela ne signifie pas que je déteste être habillée en homme mais cela signifie que si j'ai le choix, je préfère être habillée en femme. Je préfère porter une belle robe avec des bas de nylons et des souliers à talons hauts que de porter un veston, une chemise, une cravate et un pantalon. Je me sens plus confortable, davantage moi, quand je suis habillée en femme. Cela n'est pas une question de logique mais une question de sentiment, de mieux-être. En 1986, j'ai décidé que si je devais un jour et de manière plus progressive, plus importante ou plus permanente vivre en femme, travailler habillée en femme, sortir habillée en femme, voyager habillée en femme et finalement m'intégrer le plus possible au monde des femmes, il serait logique que je choisisse un prénom "traditionnellement féminin" pour m'identifier en tant que femme et ainsi donner un nom à celle que j'appelle affectueusement ma "soeur jumelle" ou mon alter ego. J'ai choisi le prénom de "Micheline". Pourquoi Micheline? Je trouve que c'est un beau prénom féminin classique, pas trop courant, facile à prononcer, facile à écrire, qui sonne doux à l'oreille et qui donne un beau nom lorsque je le joins à mon nom de famille, soit Micheline Montreuil. Si vous avez le sens de l'humour, mes initiales sont comme des M & M. J'ai donc commencé
peu à peu à me procurer des cartes d'identité, des
cartes d'abonnement, des cartes de crédit au nom de Micheline Montreuil
et à ouvrir un compte de téléphone, un compte d'électricité,
un compte de cablodistribution, un compte de banque, etc. au nom de Micheline
Montreuil.
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En 1995, à l'âge de 43 ans, Micheline Montreuil a commencé à voyager habillée en femme au Canada et aux États-Unis. J'ai donc voyagé dans d'autres provinces et à traversé la frontière américaine habillée en femme en automobile, en autobus, en train, en avion et même en bateau comme le ferait toute autre femme. En 1996, à l'âge de 44 ans, Micheline Montreuil a prononcé une conférence en droit à l'occasion du 5e Congrès de l'ICTLEP, l'International Conference on Transgender Law and Employment Policy qui s'est tenue du 3 au 7 juillet 1996 à Houston au Texas. En 1996, à l'âge de 44 ans, j'ai même remporté le trophée de "Miss Best Dressed" à Fantasia Fair. Cependant, tout au long de mes voyages, je rencontrais toujours de légères difficultés pratiques compte tenu du fait que, par exemple, ma carte de crédit avec laquelle j'avais réservé mon billet d'avion et la location d'une automobile était au nom de Micheline Montreuil tandis que mon passeport et mon permis de conduire étaient émis sous un autre nom. Au mois de septembre 1997, à l'âge de 45 ans, je décide de déposer une demande de changement de nom auprès du Directeur de l'état civil de la Province de Québec pour faire ajouter le prénom de "Micheline" sur mon acte de naissance afin de pouvoir obtenir un passeport et un permis de conduire au nom de Micheline Montreuil pour résoudre une fois pour toutes ces légères difficultés pratiques. Éventuellement et afin de maintenir la cohérence dans mon identité, je devrai également un jour demander l'émission d'une carte d'assurance sociale, d'une carte d'assurance maladie et d'une carte de membre du Barreau du Québec au nom de Micheline Montreuil. Le 12 octobre 1997, ma demande de changement de nom est publiée dans le journal "Charlesbourg Express". Le 25 octobre 1997, ma demande de changement de nom est publiée dans la "Gazette officielle du Québec". Le 20 novembre 1997, je dépose une demande de changement de nom auprès du Directeur de l'état civil de la Province de Québec pour faire ajouter le prénom de "Micheline" sur mon acte de naissance. Le 7 novembre 2002, les Honorables Thérèse Rousseau-Houle, Jacques Delisle et Benoît Morin de la Cour d'appel du Québec rendent un jugement sous le numéro 200-09-003658-017 par lequel les juges ajoutent le prénom Micheline à mon acte de naissance, le tout avec dépens contre le Directeur de l'état civil. C'est la fin d'une longue bataille qui aura duré cinq ans et deux mois et le début de la vie légale de «Micheline Montreuil». Au mois d'octobre 2004, je commence à utiliser le deuxième de mes trois prénoms féminins, Anne. En effet, j'ai toujours voulu avoir trois
prénoms à mon goût qui seraient Micheline Anne Hélène
pour compléter mon identité.
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Jean Leclerc et Louis-Mari Cormier me donnent un délai de 30 secondes pour prendre une décision et cela, sans aucun avis prélable malgré un dossier disciplinaire vierge en plus de dix ans d'enseignement à titre de de professeure en techniques juridiques au Collège François-Xavier-Garneau et une pétition de mes étudiants en ma faveur déposée entre les mains de Jean Leclerc et Louis-Mari Cormier. Le jeudi 4 décembre 1997, je perds mon emploi de professeure en techniques juridiques. J'ai déposé un grief contre le Collège et ce litige est toujours devant les tribunaux. Les plaidoiries ont été déposées et l'arbitre a pris le grief en délibéré le mardi 18 janvier 2005. Le vendredi 5 décembre 1997, Micheline Montreuil commence à prendre presque toute la place car la perte de mon emploi de professeure en techniques juridiques a fait disparaître la seule restriction majeure qui m'obligeait encore à travailler habillée en homme et qui m'empêchait de vivre ma vie habillée en femme à tous les jours. J'ai choisi de vivre pleinement ma vie et c'est en tant que femme que j'ai choisi de vivre ma vie. Le mercredi 13 mai 1998, j'ai pris la décision de couper tous les liens avec mon passé et de faire disparaître mon ancienne identité masculine. Depuis ce temps, mon ancienne identité masculine n'a plus jamais parue en public. Le jeudi 10 septembre 1998, à la suite de la sortie d'un jugement de la Cour supérieure concernant l'émission d'un permis de conduire au nom de Micheline Montreuil, des journalistes publient des articles sur ma demande de changement de nom et dans les heures qui suivent, mon histoire fait le tour du Canada. C'est le début de la vie publique et médiatisée de Micheline Montreuil. Je n'ai jamais choisi et je n'ai jamais voulu que mon histoire devienne publique mais à la suite des articles parus dans les journaux et des nombreuses entrevues télévisées qui ont suivi la publication des articles relatifs à ce jugement, il était évident que mon histoire était devenue publique. J'avais alors deux choix possibles : ne rien dire aux journalistes et les laisser ainsi écrire ce qu'ils trouveraient comme information ou rencontrer les journalistes pour leur donner l'heure juste et ainsi présenter une image positive d'une transgenre qui aurait pour effet de faire évoluer positivement l'image que la population se fait d'une transgenre, d'une travestie ou d'une transsexuelle. J'ai choisi la deuxième option et j'ai accepté d'être disponible pour les journalistes car je considère que c'est la meilleure manière de faire quelque chose de positif pour la société. Le reste fait maintenant
partie de l'histoire.
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Micheline au party d'Halloween |
Dans le schéma
traditionnel qui comprend la travestie, la transgenre et la transsexuelle,
je peux dire que j'ai été une travestie de 13 ans à
43 ans avec toutes les nuances et toutes les restrictions qu'il est possible
d'y apporter et que je suis maintenant une transgenre depuis l'âge
de 43 ans.
De 13 ans à 18 ans, je suis une travestie curieuse parce que je cherche à comprendre mais je demeure cachée. De 18 ans à 23 ans, je suis une travestie fantaisiste et peut-être même fétichiste parce que je m'amuse à m'habiller en femme mais je demeure cachée. De 23 ans à 34 ans, je suis une travestie secrète parce que je veux être vue sans être vue. Je veux sortir mais je ne veux pas être reconnue. De 34 ans à 40 ans, je suis une travestie sérieuse qui sort habillée en femme dans l'anonymat mais qui veut se donner une identité de femme sans savoir encore ce qu'est une transgenre. De 40 ans à 43 ans, je suis une travestie visible qui sort habillée en femme et qui a maintenant une identité de femme. De 43 ans à 45 ans, je suis une transgenre connue qui se découvre et qui a maintenant une identité de femme. De 45 ans à aujourd'hui, j'ai pris des hormones pour faire grossir mes seins et je me suis soumise à des traitements au laser pour faire disparaître des poils superflus. Je suis une transgenre reconnue qui vit de façon permanente en femme et je n'ai pas été opérée. Cela signifie que je travaille habillée en femme, que je sorts habillée en femme, que je voyage habillée en femme et que je m'intègre le plus possible au monde des femmes. Aujourd'hui, toutes mes pièces d'identité sont au nom de «Micheline Montreuil». Je suis une personne qui se sent à l'aise et j'en suis très fière et heureuse. Cependant, cela ne veut pas dire qu'un jour j'aurai un vagin. En ai-je besoin? La réponse est non. Je suis satisfaite de mon corps actuel et je n'ai pas l'intention d'y apporter le moindre changement dans un avenir prévisible. |
Où suis-je dans cette échelle?
Hors échelle évidemment.
Mais c'est un effort de classification qui donne à réfléchir.
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Les conséquence pour Micheline Anne d'être devenue une transgenre J'ai perdu un emploi que j'aimais, celui de professeure. J'ai perdu des amis ou des personnes qui se disaient mes amis. Beaucoup d'emplois me sont fermés ou se ferment lorsque l'employeur me voit. Les employeurs ont peur d'engager une «transgenre ou une transsexuelle» car cela n'est pas politiquement correct. Plusieurs personnes font preuve de discrimination à mon égard. Est-ce que je profite du beau côté des deux mondes, celui de l'homme et celui de la femme? Pour plusieurs, je subis le mauvais côté des deux mondes. Les chartes des droits m'accordent peut-être certains droits mais je dois me battre pour les faire respecter et cela demande énormément de temps, d'argent et d'efforts. Même si la situation est parfois difficile, je continue à tenir fermement le cap car je sais que je vais passer à travers ces difficultés; ce n'est qu'une question de temps. De plus, je peux compter sur le support de ma conjointe et de ma famille et cela m'est d'un grand réconfort. Le lundi 13 septembre 1999, j'ai donné mon premiers cours en tant que femme à l'Université du Québec à Rimouski à titre de chargée de cours au Département de biologie, de chimie et de sciences de la santé dans le cadre d'un cours en responsabilité médicale. J'ai donc brisé une nouvelle barrière. Je désire rendre hommage à l'Université du Québec à Rimouski qui a non seulement une politique de non discrimination mais qui en plus, la met en pratique. Le mardi 5 septembre 2000, j'ai commencé mon doctorat en droit en tant que femme à l'Université Laval. J'ai donc brisé une nouvelle barrière. Le jeudi 28 septembre 2000, j'ai été élue présidente de l'Association des étudiants et étudiantes des 2e et 3e cycles en droit de l'Université Laval. J'ai donc brisé une nouvelle barrière. Le lundi 3 juin 2002, j'ai commencé à travailler à titre d'agente de recouvrement fiscal au Centre de perception fiscale du Ministère du revenu du Québec à Laval. J'ai donc brisé une nouvelle barrière. Je désire rendre hommage au Ministère du revenu du Québec et plus particulièrement au Centre d'appels du Centre de perception fiscale qui a non seulement une politique de non discrimination mais qui en plus, a des gestionnaires qui la mettent en pratique. Le lundi 11 décembre 2006, j'ai commencé à travailler comme avocate au Conseil de la justice administrative. C'est un nouveau pas en avant. Je dis, avec un sourire, qu'il faut être un homme fort et fier comme moi pour faire une femme forte et fière comme Micheline. Je suis la première
transgenre connue au Québec et c'est moi qui doit donc ouvrir les
portes. Il y a cependant un prix à payer.
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Je suis avocate, écrivaine, professeure, agente de recouvrement fiscal et étudiante au doctorat en droit. Ma thèse de doctorat porte sur le contrôle abusif de l'État sur l'identité des personnes en transition et sur l'extension des droits garantis par les chartes des droits même s'ils ne sont pas écrits dans les chartes. Je suis également animatrice à la radio et membre de plusieurs conseils d'administration. Pour me détendre, je pratique plusieurs sports comme la natation, la plongée sous-marine, le badminton, le volley-ball, le tennis, la balle molle, la marche et de plus, j'aime essayer de nouveaux sports. J'adore également participer à des activités sociales comme aller voir un film ou une pièce de théâtre, visiter un musée, marcher dans un parc ou sur une plage, danser, etc. Bref, j'aime pratiquer tout genre de sport et participer à toute activité sociale. Je suis curieuse à propos de tout et de rien et c'est pourquoi je pose souvent des questions. Je peux aussi être une personne très silencieuse et écouter religieusement mes amies. J'ai, à la fois, un tempérament doux et enflammé. Cependant, je montre généralement calme avec toujours un sourire et un mot gentil pour chacun. Je suis certainement un peu extravagante, même un peu excentrique et peut-être un peu exhibitionniste comme toute personne de scène mais c'est mon style et je l'aime. Mes parents, ma famille et mes amis savent que je vis en femme et même s'ils ne comprennent pas toujours pourquoi, ils acceptent ce fait. Il m'est très
facile d'approcher quelqu'un pour lui parler puisque je suis une personne
très ouverte et que je ne suis pas timide. Cependant, il peut arriver
que j'agisse comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.
De plus, même si je peux parfois donner l'impression d'être
inaccessible tellement je respire la confiance, je ne suis que confiante
en moi et toujours ouverte à parler.
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Le mercredi 22 janvier 2003, j'ai été élue première vice-présidente de la Section 205 - Revenu Laval du Syndicat de la fonction publique du Québec. J'ai donc brisé une nouvelle barrière. Je désire rendre un hommage tout particulier à toutes les employées et à tous les employés de la Section 205 - Revenu Laval du Syndicat de la fonction publique du Québec qui est composée des employés du Ministère du revenu du Québec qui travaillent dans le complexe de Place Laval à Laval qui sont venus à l'assemblée syndicale et qui ont voté non seulement pour moi mais pour toutes les autres personnes qui ont présenté leur candidature à l'un des postes électifs. Le jeudi 2 décembre 2004, j'ai été élue présidente de la Section 225 - CPF MESSF Laval du Syndicat de la fonction publique du Québec. Je désire rendre un hommage tout particulier à toutes les employées et à tous les employés de la Section 225 - CPF MESSF Laval du Syndicat de la fonction publique du Québec qui est composée des employés du Centre de perception fiscale du Ministère du revenu du Québec qui travaillent dans le complexe de Place Laval à Laval ainsi que des employés du Ministère de l'emploi, de la solidarité sociale et de la famille qui travaillent dans les cinq bureaux du Ministère sur le territoire de la ville de Laval, qui sont venus à l'assemblée syndicale et qui ont voté non seulement pour moi mais pour toutes les autres personnes qui ont présenté leur candidature à l'un des postes électifs. J'ai siègé sur les conseil d'administration du Canadian Human Rights Trust, de l'AELIÉS, l'Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures, d'ÉGALE Canada, de la Faculté de droit de l'Université Laval, d'Entrepreneuriat Laval et de la Faculté des études supérieures de l'Université Laval. J'ai également été présidente de l'Association des étudiants des 2e et 3e cycles en droit de l'Université Laval, représentante du Syndicat des chargés de cours de l'UQAR au Conseil de module des sciences de la santé et à l'assemblée du département de biologie, de chimie et de sciences de la santé de l'UQAR et membre du comité de surveillance des finances du Syndicat des chargés de cours de l'UQAR. J'ai également été secrétaire-trésorière de CKIA-FM 88,3 à Québec, secrétaire-trésorière du conseil d'administration de l'Association Ensemble Québec 2001 inc., membre du conseil d'administration de la Coalition gaie et lesbienne du Québec inc. à Québec et sous-lieutenant au sein du régiment des Voltigeurs de Québec. Enfin, en tant qu'avocate, ma clientèle est souvent constituée de personnes défavorisées qui se tournent vers moi car elles savent que je n'hésiterai à mettre toute mon énergie pour défendre leurs droits. En 2006, j'ai été respectivement élue à plusieurs postes au sein du Nouveau parti démocratique du Canda : Coprésidente
de la Commission LGBT du NPD
De plus, j'espère
devenir la candidate du NPD pour le comté de Québec lors
de la prochaine élection fédérale.
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Pour mes amies, je
suis une personne équilibrée, heureuse et bien dans sa peau.
Je suis une compagne agréable pour toute personne qui désire
avoir une conservation amicale ou voyager. Quand je veux faire un peu d'humour,
je dis que je suis une M.T.S. ambulante, une «Micheline Très
Spéciale». Mes amies sont unanimes pour dire que je suis une
bonne personne et je pense que cela me décrit très bien.
Couleurs : Noir,
bleu, violet, rouge, vert émeraude, or et blanc
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Merci d'être avec moi Micheline Anne :-){8-<== |
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Micheline Anne Hélène Montreuil Note
importante pour toute recherche
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Micheline Anne Hélène Montreuil |