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Micheline Anne Hélène Montreuil
et ses batailles pour exercer ses droits de citoyenne



 

Micheline Anne prête pour la bataille
ÉTAT CIVIL - VICTOIRE - réfère à ma bataille pour obtenir l'ajout du prénom de Micheline sur mon acte de naissance.
 

S.A.A.Q. - VICTOIRE - réfère à ma bataille pour faire inscrire le prénom de Micheline sur mon permis de conduire.
 

R.A.M.Q. - VICTOIRE - réfère à ma bataille pour faire inscrire le prénom de Micheline sur ma carte d'assurance-maladie.
 

ÉLECTION - VICTOIRE - réfère à ma bataille pour faire réinscrire mon nom de Micheline Montreuil sur la liste électorale du Québec.
 

F.-X. GARNEAU - réfère à ma bataille pour récupérer mon poste de professeure au département de techniques juridiques du Collège François-Xavier-Garneau.

ARMÉE CANADIENNE - réfère à ma bataille pour retourner dans les Forces armées canadiennes à titre d'officier logistique.


 
 
  
Micheline Anne et sa vie quotidienne

En 1986, j'ai commencé à utiliser le nom de «Micheline Montreuil» et cet usage s'est intensifié progressivement au cours des années suivantes.

Le 4 décembre 1997, j'ai perdu mon emploi de professeure au département de techniques juridiques du Collège François-Xavier-Garneau.

Le 5 décembre 1997, j'ai décidé de vivre ouvertement ma vie en tant que transgenre sous le nom de «Micheline Montreuil».

Le 13 mai 1998, j'ai décidé de vivre ouvertement ma vie en tant que transgenre et exclusivement sous le nom de «Micheline Montreuil».

Donc, depuis le 13 mai 1998, je vis, j'enseigne, je plaide, j'étudie et je travaille sous le nom de «Micheline Montreuil».

Cependant, depuis ce 13 mai 1998, plusieurs événements ont bouleversés ma vie et ont fait de moi une personne publique et relativement connue.

Le jeudi 10 septembre 1998, des articles publiés sur ma demande de changement de nom dans différents journaux font de moi une personne publique.

Depuis le 13 septembre 1999, je travaille comme chargée de cours au Département des sciences infirmières de l'Université du Québec à Rimouski où j'enseigne la reponsabilité et l'éthique dans le cadre du programme de Baccalauréat en sciences infirmières.

Du 3 juin 2002 au 13 octobre 2005, j'ai travaillé comme agente de recouvrement fiscal au Centre de perception fiscale du Ministère du revenu du Québec à Laval, au nord de Montréal.

Le mercredi 22 janvier 2003, j'ai été élue première vice-présidente de la Section 205 - Revenu Laval du Syndicat de la fonction publique du Québec.

Le jeudi 2 décembre 2004, j'ai été élue présidente de la Section 225 - CPF MESSF Laval du Syndicat de la fonction publique du Québec.

Depuis 2006, je m'implique davantage au sein du Nouveau parti démocratique où j'occupe plusieurs postes.

Depuis le 11 décembre 2006, je travaille comme agente de recherche en droit au Conseil de la justice administrative à Québec.

Tous ces événements découlent de ma lutte pour l'égalité, pour la reconnaissance de mes droits et, plus simplement, pour le droit de vivre ma vie comme je le veux et, par conséquent, des batailles que j'ai entreprises contre des organismes publics ou des entreprises privées.

Je ne désire qu'une seule chose :

Vivre et laisser vivre



Le  jeudi 7 novembre 2002, j'ai appris avec joie que les Honorables Thérèse Rousseau-Houle, Jacques Delisle et Benoît Morin de la Cour d'appel du Québec avaient rendu un jugement sous le numéro 200-09-003658-017 par lequel la Cour d'appel modifie mon acte de naissance et y ajoute le prénom Micheline.

Par conséquent, depuis le  jeudi 7 novembre 2002, je suis donc officiellement «Micheline Montreuil».

Depuis le jeudi 7 novembre 2002, j'utilise couramment le nom de «Micheline Anne Montreuil».
 
 

Morale de cette longue saga judiciaire

Ce n'est certes pas la fin ni même le commencement de la fin
mais c'est certainement la fin du commencement.

Sir Winston Spencer Leonard Churchill
Premier ministre du Royaume-Uni
Extrait d'un discours à la Chambre des Communes
Septembre 1940 en conclusion de la fin de la Bataille d'Angleterre
 
 

Il faut savoir que la discrimination peut prendre des formes subtiles comme le congédiement de plusieurs employés afin de pouvoir congédier une transsexuelle ou une transgenre sans que cela paraisse.

Cette situation s'est produite en 1992 à Montréal lorsque la Maison des Jeunes a congédié deux employés dont une transsexuelle en cours de changement au motif qu'il y aurait un manque de travail. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a poursuivi la Maison des Jeunes à Montréal.

Le 2 juillet 1998, la juge Michèle Rivet du Tribunal des droits de la personne a rendu un jugement célèbre sous le numéro 500-53-000078-970 qui fait jurisprudence et qui énonce le principe qu'une personne en cours de changement de sexe est protégée par la définition de la discrimination basée sur le sexe.

Les deux principales conclusions de ce jugement se lisent ainsi :

Déclare que le transsexualisme ou le processus d'unification des critères sexuels disparates est inclus dans l'expression "sexe" de l'article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.

Constate que La Maison des jeunes, de même que C.T. et A.T. ont porté atteinte au droit de M.L. de ne pas être congédiée de son emploi de travailleur de rue et de voir son contrat renouvelé subséquemment du fait qu'elle était en processus de transsexualisme.

Je vous laisse à cette lecture intéressante.
 


Micheline Anne   :-){8-<==

 

   
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